Plan d'amélioration continue de la qualité

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Les points faibles

Trente stagiaires, soit 25 % d’entre eux ont renseigné l’item consacré aux points faibles et aux points à modifier que nous avons choisi de regrouper.

Quels sont donc ces points faibles ?

Les  jeux de rôle constituent l’élément le plus souvent mis en avant par les stagiaires critiques. Certains trouvent qu’il y en a trop, d’autres pas assez. Certains reconnaissent volontiers qu’ils ne sont pas à l’aise avec cette modalité pédagogique. S’agissant d’un des points forts de la formation identifié par les stagiaires, il apparaît difficile, sous peine de fragiliser l’architecture de la formation de s’en passer. Le formateur a donc coupé la poire en deux. Il n’en propose plus qu’un autour de l’entretien d’accueil et selon l’adhésion des stagiaires en rajoute éventuellement un autre. Avec la Covid, il est devenu plus difficile de proposer des jeux de rôle qui impliquent un certain rapproché entre les acteurs (et également entre les observateurs). Les gestes barrière et l’exiguïté des salles ont interdit l’utilisation de cette modalité pédagogique. Différentes stratégies ont été testées :

  • Agrandir la salle (une journée de formation a été organisée dans un amphi de 100 places),

  • Faire la formation dans un service désaffecté, avec l’utilisation du réfectoire comme scène,

  • Utiliser le couloir de la salle de formation continue comme scène (dans un deuxième temps quand le nombre de cas a diminué au sein du département 71).

L’articulation théorie/pratique a été quelquefois critiquée par certains stagiaires. S’agissant d’un des points forts de la formation, il est également difficile de modifier l’équilibre, d’autant plus que cette critique a été formulée par les stagiaires des groupes qui ont traversé la période covidienne et ont ramené peu de matériel du terrain. Le formateur a opté pour une stratégie à plusieurs niveaux :

  • D’abord envoyer la bibliographie beaucoup  plus tôt aux stagiaires (dès la première intersession),

  • Rajouter, à titre gracieux, un jour de formation supplémentaire pour les stagiaires qui ont été mis les plus en difficulté par la Covid,

  • Proposer à chaque stagiaire de présenter, sans préparation, le parcours complexe brut d’un patient qu’il suit et le mettre collectivement en travail afin d’articuler un questionnement théorique à partir d’un patient concret,

  • Ecriture individuelle d’un entretien informel autour d’une injection retard envoyé au formateur par e-mail qui y réagit individuellement,

  • Mise à disposition de fascicules rédigés par le formateur et consacrés à des situations d’entretien au Centre de Documentation.

Deux stagiaires ont demandé l’utilisation de supports vidéo qui ont été mis en place pour le XIème groupe (Septembre-novembre 2021), une fois qu’un support satisfaisant a été trouvé et qu’un dispositif pédagogique a été élaboré. Les stagiaires en ont tous été satisfaits. 

Un stagiaire a trouvé que l’on consacrait trop de temps à l’entretien d’accueil et un autre pas assez. La durée a été diminuée d’une demi-journée avec la possibilité de rajouter du temps si plusieurs stagiaires exercent dans les structures de soins ambulatoires.

Répercussion des changements opérés sur la qualité de la formation et la satisfaction des stagiaires

La Covid 19 et ses conséquences sanitaires ont eu des répercussions sur la formation Entretien Clinique Infirmier. L’investissement de la Direction du Service de Soins Infirmiers, son choix fort de maintenir coûte que coûte la formation, la disponibilité du formateur et sa réactivité,  l’adhésion des stagiaires au projet ont permis de réduire ces conséquences. 

Le soutien de la Directrice des Soins, les échanges avec Mme Basset et M. Moriconi qui ont constamment été présents lors de l’entrée en formation et de sa conclusion ont permis de résoudre bien des problèmes et permis de réagir aux difficultés rencontrées. Les relations directes, les échanges de texto et d’e-mail réguliers ont permis d’intégrer les stagiaires absents dans d’autres groupes sans qu’ils se sentent décalés ou dépaysés. Le contenu de la formation était suffisamment solide pour que chaque stagiaire puisse s’y retrouver dans un groupe différent. Un même contenu mais égrené d’une manière adaptée aux stagiaires et à leurs apports. Si certaines de ces difficultés n’ont pas pu être résolues d’une manière totalement satisfaisante pour les stagiaires, le cap a été tenu.

L’utilisation de l’amphi de 100 places a constitué une solution de dernier recours. L’obligation d’utiliser des micros avec tout ce que cela impliquait en termes d’asepsie, le manque de supports pour les notes ont fait que la solution n’était pas viable à long terme. Le service désaffecté a permis également de faire face au manque de salle adaptée mais ne pouvait répondre durablement aux contraintes d’une formation. Le couloir de la formation continue a été finalement la meilleure solution. Il continue à être utilisé aujourd’hui.

En ce qui concerne l’articulation théorie/pratique, l’envoi de la bibliographie, et, l’invitation à recevoir la newsletter du site serpsy1.com ont permis aux stagiaires qui le souhaitaient de revenir sur des situations d’entretien tranquillement en plus des notes. La journée supplémentaire a été vivement appréciée par les stagiaires qui ont pu reprendre pied tranquillement dans la formation et retrouver le contenu de ce qui avait été précédemment travaillé. Les parcours complexes brossés par les soignants ont permis de mieux articuler le lien entre la formation et le terrain. La modification de regard que le travail commun a autorisé et l’utilisation de nouvelles pistes à travailler lors des entretiens ont modifié l’approche de ces patients par les soignants. L’écriture individuelle et le retour personnalisé du formateur ont été vivement appréciés par les stagiaires. La démarche est chronophage et n’a pu résister à la multiplication des groupes. Elle sera relancée en janvier. Les fascicules sont lus par les stagiaires mais également par les soignants qui fréquentent le centre de documentation indépendamment de toute participation à la formation dédiée à l’entretien.

La dynamique induite par le travail autour de « Jimmy P., psychothérapie d’un indien des plaines » a été saluée par les stagiaires qui repèrent les phénomènes transférentiels d’une manière plus fine.

La recherche sur la perception de l’entretien infirmier par les patients se poursuit.

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 17/12/2021

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