Soins Etudes et Recherches en PSYchiatrie

Bienvenue sur serpsy

Bienvenue !

L'association serpsy, qui existe depuis plus de vingt ans, s'investit dans divers types d'actions : organisation d'un colloque annuel, formation continue, film/débat au cinéma Utopia d'Avignon, supervisions et analyse des pratiques, formation initiale dans les divers métiers du soin, recherche dans les différents domaines du soin, participation active à divers mouvements sociaux qui concernent le soin en psychiatrie et le médico-social (elle est une des organisations fondatrices du Printemps de la psychiatrie), lien avec les usagers et leurs familles, émissions de radio, réflexion clinique sous toutes ses formes, etc. 

Serpsy1

          Vous trouverez tout cela sur ce site, et plus encore ... 

"Occupe-toi de ce qui te regarde !"

 

Covid oblige, la journée Serpsy dédiée au regard n'a pu se dérouler en février 2021. Nous avons donc décidé de la reporter au 4 février 2022, jour de la Sainte Véronique. En attendant, nous ne restons pas inactifs. Nous allons réaliser avec nos smartphones de petits films courts (pas plus de quatre minutes) sur le thème du regard. Ils seront déposés sur le site, sur notre page Facebook. Nous vous invitons à faire de même, à agir, réagir, commenter afin de préparer avec nous la journée du 4 février. Le premier film a été réalisé par Franck Renaud et Adéline Serez.  

D'abord l'argumentaire de la journée

« Occupe-toi de ce qui te regarde »

Entre présence et distance, que devient notre regard ?

 

Nous avons dû nous adapter, improviser, créer. Comme une partie de notre visage manque, nous  avons dû modifier notre façon de nous adresser aux patients, de les regarder, de les écouter. « Ne vous inquiétez pas, je vois que vos yeux sourient ». Les patients aussi se sont adaptés. Des jeux de regards inédits sont apparus. Les yeux sourient, les fronts réfléchissent. Le distanciel a succédé à ce qui est devenu le présentiel. Certaines structures de soins ambulatoires ont fermé et le lien avec les patients, les familles, s’est tissé ou maintenu au téléphone et en visio. D’autres lieux ont gardé leurs portes ouvertes, dans un mixte d’accueil en présence et de téléconsultations. Le confinement a obligé chacun à se reclure à domicile, en couple, en famille, en solitude et nul ne savait quel était le plus violent. Les institutions ont privilégié le clairement visible et prévisible à travers la protocolisation et la technicisation des pratiques. Certains de ces « dispositifs scopiques » ont eu pour effet d’évacuer toute opacité liée à la temporalité psychique et à la subjectivité. Du trop voir, aliénant et mortifère, pour un moindre regard, contenant et subjectivant ? Cette stratégie a eu un coût qui s’est traduit par des « perdus de vue », par une troisième vague psychiatrique qui s’échoue sur le manque de lits et de soignants.

Chaque soignant a dû redéfinir son positionnement clinique, son cadre et son regard, sa place et celle de sa parole. Que nous apprennent ces évolutions inévitables sur la fonction contenante du regard et sa dimension aliénante ? Le voir, l’image dans l’univers psychique, le travail de figuration en ont-ils été modifiés ? Comment le soin en psychiatrie et les mutations institutionnelles actuelles viennent remettre sur le métier la clinique du regard?

Nous vous invitons à réfléchir collectivement autour de ces questions actuelles et fondamentales pour la clinique. Un temps pour se voir, pour élaborer ensemble, pour retrouver un « regard qui fasse une peau pour [la] pensée » comme le dirait D. Anzieu. 

Regards 1

On va se retrouver c’est sûr mais quand on ne sait pas. En septembre, en octobre ? En février, deux ans plus tard ? On ne sait pas, on n'est pas sûr. La petite bête et ses variantes commandent nos réunions. En attendant, on vous propose de faire des petits films de 3 à 4 minutes en nous causant du regard, le vôtre, celui qu’on pose sur vous, celui que vous posez sur le soin, les soignants, ceux qui nous administrent. Vous filmez un paysage que vous aimez bien avec votre smartphone ou l’outil de votre choix, vous parlez en même temps et vous nous l’envoyez sur la boite fridom375@gmail.com. Nous on le mettra sur le site serpsy1.com, sur la page facebook de serpsy pour qu’il fasse des petits, qu’à défaut d’échanger des poignées de main, des bises on échange des images qui bougent, des mots qui défilent, des regards sur le regard.

Un premier film réalisé par Franck Renaud et Adéline Serez

Soubresauts on Vimeo

mot de passe : serp

 

 

Les nouveautés serpsy d'avril 2020

Mobilisé par l'écriture d'un ouvrage dédié à l'épistémologie du soin et par la rédaction, avec Jean-Paul Lanquetin d'un chapitre qui traite de la contention, j'ai laissé un peu le  site de côté, je vous prie de m'en excuser. Chapitre et livre écrits, nous voici de retour. 

Quelques livres à lire rencontrés au cours de l'écriture de l'ouvrage sur l'épistémologie :

Cnmp 

* Un ouvrage qui relate le combat des ISP pour la reconnaissance de leur diplôme, à la fois une mise en garde pour ceux qui feraient trop confiance à l'Etat et un document historique

CNMP, Pour la reconnaissance des soins infirmiers en psychiatrie (serpsy1.com)

Wenner

* Un ouvrage de sociologie clinique écrit par une infirmière. Il explore les motivations familiales et individuelles à devenir infirmière

Wenner M., Comment et pourquoi devient-on infirmière ? (serpsy1.com)

Gerard

* Encore un ouvrage qui articule sociologie et soin, le manuel classique de J-L Gérard et A.A Abelmalek : Sciences Humaines et soins

A.A Abdelmalek, J-L Gérard, Sciences humaines et soins (serpsy1.com)

Inconscient eclair

Un petit ouvrage qui invite à réfléchir sur la temporalité et le temps compté des traitements menés dans les Centres Psychanalytiques de Consultations et de Traitement (CPCT) -pas plus de 16 séances.

CPCT, L'inconscient éclair (serpsy1.com)

Notre 11ème livraison des modèles de compréhension de la maladie mentale, aujourd'hui le développement des modèles psychothérapiques à partir de l'interdiction faite aux non-médecins de pratiquer la psychanalyse aux Etats-Unis. Une prise de pouvoir aux conséquences incalculables ! 

Développement des modèles psychothérapiques (XI) (serpsy1.com)

Nef des fous

« On va en parler en équipe », « L’équipe pense que … », « C’est une décision d’équipe » En psychiatrie, il n’est pas de jour sans qu’une de ces phrases ne vienne opposer un collectif à la singularité d’une demande, d’une initiative, d’une subjectivité. La réalité qui apparaît dans les discours et dans les pratiques est mouvante. Le concept, auquel la notion renvoie, rarement défini, brille essentiellement par son aspect fourre-tout. La notion d’équipe semble surtout se caractériser par un fantasme unitaire, qui, lui seul permettrait de fonctionner. Qu’en est-il, alors, de la notion de pluridisciplinarité ?

L’équipe ne prend de relief que lorsqu’il existe une plasticité entre le groupal, le collectif, et l’individuel. Lorsqu’ils s’opposent, on est souvent dans un collectif qui ne laisse pas de place au singulier. Comment peut-on s’inscrire dans un va-et-vient entre le groupal et l’individuel, et comment cette plasticité peut avoir un effet sur la prise en charge des patients ? Le groupe-équipe n’est-il pas plus thérapeutique pour le patient, s’il a une notion de ce qu’est un groupe ? Comment on fait équipe pour le patient ?

L’équipe ? Allons y voir ! 1, 2, 3 … Equipe !

9ème colloque de l'association serpsy 7 février 2014, les actes de la journée

1, 2, 3 ... Equipe ! (serpsy1.com)

 

A vos claviers !

Vos contributions sont les bienvenues !

 

 

Date de dernière mise à jour : 22/04/2021