Soins Etudes et Recherches en PSYchiatrie

Bienvenue sur serpsy

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L'association serpsy, qui existe depuis plus de vingt ans, s'investit dans divers types d'actions : organisation d'un colloque annuel, formation continue, film/débat au cinéma Utopia d'Avignon, supervisions et analyse des pratiques, formation initiale dans les divers métiers du soin, recherche dans les différents domaines du soin, participation active à divers mouvements sociaux qui concernent le soin en psychiatrie et le médico-social (elle est une des organisations fondatrices du Printemps de la psychiatrie), lien avec les usagers et leurs familles, émissions de radio, réflexion clinique sous toutes ses formes, etc. 

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          Vous trouverez tout cela sur ce site, et plus encore ... 

Les nouveautés du mois de mai/juin

Des livres à lire

* Un ouvrage publié en 1994 : Un livre-parcours : celui d’un psychiatre qui évoque les étapes qui ont jalonné une pratique engagée, politiquement tout autant que cliniquement. Créateur avec Marcel Sassolas de la psychiatrie communautaire à Villeurbanne et à Lyon, J Hochmann retrace les vingt premières années d'un parcours de psychiatre qui privilégie le soin mais ne s'interdit pas de penser hors des sentiers convenus. Un de ceux qui ont fait la psychiatrie. 

Hochmann J., La consolation (serpsy1.com)

* Les mémoires d'un infirmier de St-Egrève (38) qui exerça entre l'âge d'or de la psychiatrie des années 70 et les premières années de sa désagrégation en 2000-2005. On y lit de jolis moments de soins mais également la reprise en main institutionnelle, la force d'inertie incroyable de ce qui était encore l'asile, la complicité passive de ceux qui étaient chargés de la faire vivre. Alfred Cocuzza, Une psychiatrie, un infirmier, une histoire. 

Cocuzza A., Une psychiatrie, un infirmier, une histoire (serpsy1.com)

* Un témoignage, le premier rédigé par un infirmier, qui décrit les fonctions thérapeutiques exercées par l’infirmier. L’auteur dépeint un travail obscur, une épreuve quotidienne dans des hôpitaux marqués par l’indifférence des pouvoirs publics. André Roumieux, "Je travaille à l'asile d'aliénés".  Editions Champ Libre, 1974.

Roumieux A. "Je travaille à l'asile d'aliénés" (serpsy1.com)

 

Le goff

Un ouvrage de sociologue qui analyse l’air du temps « covidien » à partir des coupures de presse. Il montre combien l’épreuve du réel a été recouverte d’emblée d’un flot d’images et de paroles anxiogènes. Le Goff J-P, La société malade (2021)

Le Goff J-P, La société malade (serpsy1.com)

Un récit de vie marqué par la maladie psychiatrique et la rue qui est aussi le récit d’un rétablissement. On peut en repérer les étapes dans l’ouvrage lui-même. Il s’en dégage un bel optimisme et une belle foi en la vie. Claire Desolme, L'histoire de ma rue

Desolme C., L'histoire de ma rue (serpsy1.com)

 

Chien de pavlov

Nous poursuivons la présentation des différents modes de compréhension de la maladie mentale, ce mois-ci une approche décriée mais à la mode : l'approche comportementale et cognitive dont nous décrirons un peu plus tard les théories et pratiques contemporaines. 

Approche comportementale et cognitive (serpsy1.com)

 

On a parfois  besoin de petits cailloux pour cheminer et penser le soin dans toute sa complexité. Notre ancienne présidente Anne-Marie Leyreloup s'est prêtée à l'exercice dans un texte mis en ligne en 2012. Penser le soin

Leyreloup A-M, Penser le soin (serpsy1.com)

Agressivite

Au Centre Hospitalier de Laragne (05), on s'est longtemps passé de chambres d'isolement. La contention y était prohibée. Une histoire de valeurs associées au soin mais également de transmission de savoir y faire. Donc de formation. Pendant des années, l'établissement a proposé des formations cliniques aux soignants portant sur l'art du contenir qui n'a rien à voir avec la coercition. Les personnels non soignants bénéficiaient également de trois jours d'approche de la psychiatrie avec stage d'un jour dans une unité de soins. Marylène Martin et Jean-Louis Piquet, tous deux infirmiers à Laragne racontent. Violence et soins. 

Martin M., Piquet J-L, Violence et soins (serpsy1.com)

 

Festin

Pratique hélas devenue rare en psychiatrie, le repas thérapeutique est l’héritier d’une longue histoire. Il participe de l’ambiance de l’unité de soin et est non seulement un moyen puissant de renouer avec des interactions sociales mais également une pratique qui permet de diminuer le recours à l’isolement et à la contention. Un texte de 2007 qui réveille une mémoire soignante qui a cessé d’être transmise et mise en travail à partir de 1992 et la fin des études d’infirmier de secteur psychiatrique.

Repas thérapeutiques, Friard D. (serpsy1.com)

 

"Occupe-toi de ce qui te regarde !"

 

Covid oblige, la journée Serpsy dédiée au regard n'a pu se dérouler en février 2021. Nous avons donc décidé de la reporter au 4 février 2022, jour de la Sainte Véronique. En attendant, nous ne restons pas inactifs. Nous allons réaliser avec nos smartphones de petits films courts (pas plus de quatre minutes) sur le thème du regard. Ils seront déposés sur le site, sur notre page Facebook. Nous vous invitons à faire de même, à agir, réagir, commenter afin de préparer avec nous la journée du 4 février. Le premier film a été réalisé par Franck Renaud et Adéline Serez.  

D'abord l'argumentaire de la journée

« Occupe-toi de ce qui te regarde »

Entre présence et distance, que devient notre regard ?

 

Nous avons dû nous adapter, improviser, créer. Comme une partie de notre visage manque, nous  avons dû modifier notre façon de nous adresser aux patients, de les regarder, de les écouter. « Ne vous inquiétez pas, je vois que vos yeux sourient ». Les patients aussi se sont adaptés. Des jeux de regards inédits sont apparus. Les yeux sourient, les fronts réfléchissent. Le distanciel a succédé à ce qui est devenu le présentiel. Certaines structures de soins ambulatoires ont fermé et le lien avec les patients, les familles, s’est tissé ou maintenu au téléphone et en visio. D’autres lieux ont gardé leurs portes ouvertes, dans un mixte d’accueil en présence et de téléconsultations. Le confinement a obligé chacun à se reclure à domicile, en couple, en famille, en solitude et nul ne savait quel était le plus violent. Les institutions ont privilégié le clairement visible et prévisible à travers la protocolisation et la technicisation des pratiques. Certains de ces « dispositifs scopiques » ont eu pour effet d’évacuer toute opacité liée à la temporalité psychique et à la subjectivité. Du trop voir, aliénant et mortifère, pour un moindre regard, contenant et subjectivant ? Cette stratégie a eu un coût qui s’est traduit par des « perdus de vue », par une troisième vague psychiatrique qui s’échoue sur le manque de lits et de soignants.

Chaque soignant a dû redéfinir son positionnement clinique, son cadre et son regard, sa place et celle de sa parole. Que nous apprennent ces évolutions inévitables sur la fonction contenante du regard et sa dimension aliénante ? Le voir, l’image dans l’univers psychique, le travail de figuration en ont-ils été modifiés ? Comment le soin en psychiatrie et les mutations institutionnelles actuelles viennent remettre sur le métier la clinique du regard?

Nous vous invitons à réfléchir collectivement autour de ces questions actuelles et fondamentales pour la clinique. Un temps pour se voir, pour élaborer ensemble, pour retrouver un « regard qui fasse une peau pour [la] pensée » comme le dirait D. Anzieu. 

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On va se retrouver c’est sûr mais quand on ne sait pas. En septembre, en octobre ? En février, deux ans plus tard ? On ne sait pas, on n'est pas sûr. La petite bête et ses variantes commandent nos réunions. En attendant, on vous propose de faire des petits films de 3 à 4 minutes en nous causant du regard, le vôtre, celui qu’on pose sur vous, celui que vous posez sur le soin, les soignants, ceux qui nous administrent. Vous filmez un paysage que vous aimez bien avec votre smartphone ou l’outil de votre choix, vous parlez en même temps et vous nous l’envoyez sur la boite fridom375@gmail.com. Nous on le mettra sur le site serpsy1.com, sur la page facebook de serpsy pour qu’il fasse des petits, qu’à défaut d’échanger des poignées de main, des bises on échange des images qui bougent, des mots qui défilent, des regards sur le regard.

Un premier film réalisé par Franck Renaud et Adéline Serez

Soubresauts on Vimeo

 

 

 

A vos claviers !

Vos contributions sont les bienvenues !

 

 

Date de dernière mise à jour : 11/06/2021