Billets de blog

  • La magie lente des rencontres

    La magie lente des rencontres

    Ce vendredi 1er avril 2022, le Théâtre du Chêne Noir et l’association Le Point de Capiton nous invitait à une rencontre débat autour de la pièce La Magie Lente de Denis Lachaud, avec Benoit Giros.

    Le théâtre du Chêne Noir est un des théâtres permanents qui compte en Avignon. Il est situé dans l’ancienne chapelle de l’Abbaye Sainte Catherine d’Avignon (inscrit aux Monuments historiques depuis 1974) qui a appartenu aux cisterciennes de Montdevergues (Colline et lieu-dit situé à Montfavet qui héberge le Centre Hospitalier de Montfavet). La compagnie de Gérard Gelas s’y installa en 1971. Avec André Benedetto, le dramaturge et metteur en scène G. Gelas a été un des pionniers du festival off d’Avignon. Son fils Julien, lui-même dramaturge et metteur en scène, lui a succédé.

    La couleur noire du Chêne fait référence à l’anarchie.

    Le Point de Capiton qui vient de fêter ses 30 ans, est une des associations partenaires de Serpsy en PACA. « Le Point de Capiton a pour vocation de permettre la rencontre des personnes psychanalystes ou non, qui interpellées par cette expérience de l’inconscient en quoi consiste une psychanalyse, creusent leur sillon dans des domaines où il est nécessaire d’être réveillé, dérangé, stimulé, pour que le désir de savoir ne s’efface pas devant les savoirs dogmatiques ; Champ psychanalytique bien sûr, domaine de l’art, mais aussi de la philosophie, ou de l’éducation, de la clinique médicale, comme des sciences dont on sait l’apport déterminant pour certaines, dans les avancées de la recherche en psychanalyse. Le Point de Capiton se veut espace de recherches : lieu pour travailler avec d’autres, afin que se dégagent pour chacun, à travers le trajet qui lui est personnel, ses propres interrogations, et pour que celles-ci soient une relance possible de la réflexion pour d’autres. »

    Ce 1er avril, le théâtre était donc quasiment plein pour voir la pièce La Magie Lente de Denis Lachaud. Cette magie lente, c’est celle de la cure qui voit M. Louvier retisser pas à pas les fils de sa vie. Il s’agit, pour Benoit Giros, le comédien qui l’incarne, de « révéler la lutte pour parler, la vérité qui, cachée, nous tuait à petit feu. Nous voulons faire découvrir ce chemin douloureux afin que d’autres puissent l’emprunter. […] Le texte de Denis Lachaud retranscrit implacablement les différents stades de découverte, de surprise d’une cura psychanalytique. Ce sont ces révélations qui sont le cœur du projet. Nous voulons raconter comment la vérité arrive à la surface et découvrir alors que cette histoire atroce est aussi un parcours universel qui s’adresse à tout un chacun. » Les intentions sont respectées. Benoit Giros qui interprète à la fois le narrateur, le psychiatre et le patient est remarquable. Très expressif mais toujours sobre dans ses attitudes, il fait entendre ce qui remue de l’intérieur. Ici pas d’effets, tout est en retenue. Pas de grand fou, pas d’hystérie mais un chemin qui se creuse pas à pas, au fil des séances.

    Le débat, animé par Hervé Bokobza, psychiatre et psychanalyste, ancien directeur de la clinique Saint-Martin de Vignogoul, maître d’œuvre en 2003 (avec Serpsy entre autres) des Etats Généraux de la psychiatrie, membre fondateur du Collectif des 39, Sébastien Firpy, psychologue, psychanalyste, membre de l’Appel des Appels, et Eliane Flament et Annie Haon, toutes deux membres du C.A du Point de Capiton, fut riche. Ces rencontres/débats sont toujours passionnantes. Professionnels, usagers et profanes s’y rencontrent et dialoguent. Ce fut l’occasion d’évoquer la misère actuelle de la psychiatrie et la lente élaboration permise par la psychanalyse et la psychothérapie. Aux soignants comme à ceux qui fréquentent les divans, les CMP, les hôpitaux de jour et les lieux d’hospitalisation, il faut du temps, du temps pour voir, comprendre et agir. Il faut une formation suffisamment élaborée pour entendre ce qui ne se dit qu’à peine. Il faut des structures qui permettent d’accueillir, des professionnels suffisamment nombreux. Des temps de supervision pour accepter, intégrer et digérer ce qui vient se fracasser en eux. Toutes choses que la technostructure entrepreneuriale et managériale qui sévit aujourd’hui ne permet plus.  

    Un petit buffet dinatoire fut l’occasion d’échanger mezzo voce avec les intervenants et le comédien.

    Rien de révolutionnaire mais une démarche de proximité qui privilégie les rencontres entre personnes.

    Dominique Friard

    P.S. Dans une première version de ce billet de blog, j'avais omis de présenter Annie Haon et Eliane Flament, toutes deux anciennes infirmières, devenues psychologues, de grande qualité dans leurs pratiques et dans leur éthique, et qui sont des membres actives du CA du Point de Capiton depuis des années. J'ai corrigé. Je leur présente mes excuses pour les avoir ainsi invisibilisées. 

     

  • Introduction à la Journée sur les 30 ans après la suppression du diplôme d'ISP

    Un mot de la présidente de S.E.R.PSY

    Bonjour à tous,

    Étant dans l’impossibilité de me joindre à vous pour cette journée du 21 Mars 2022, organisée par Serpsy et le théâtre de l’astronef autour de la

    « SUPPRESSION DU DIPLÔME D’isp, TRENTE ANS APRÈS QUELLE TRANSMISSION ? »

    dont le programme alléchant me fait d’autant plus regretter de ne pouvoir être présente j’avais envie de vous souhaiter une merveilleuse journée d’histoire, de récits, de rencontres, d’expérience et de partage. Puisqu’il est question de transmission, transmettons quelque chose, qui questionne, qui interpelle, qui dérange, mettons du désordre pour retrouver une curiosité, une motivation, un désir d’apprendre 

    Il ne s’agit pas de transmettre des connaissances, des techniques, mais plutôt des expériences de « petits riens ».  Notre collègue Chantal Bernard dans son article : « Qui donc coupe les têtes ? » dit à propos des infirmières « On leur a bien accordé " un rôle propre " mais on ne leur a pas pour autant reconnu la faculté de penser. L'essentiel de leur travail, ce qu'elles font hors évaluation - le relationnel, les petits riens du quotidien - n'a pas d'existence ». Pourtant, chacun de ces petits riens indicibles est une pierre à la fondation du soin. Sans eux pas d'humanité, pas de soin. La spécificité relationnelle, l’écoute, l’importance du vécu de chacun, la nécessaire prise en compte de la dimension subjective dans la rencontre sont autant de « petits riens » mobilisés dans la relation soignant/soigné.

     Je ne doute pas que vous aborderez l’importance de liens qui se tissent, d’engagements pris dans une culture du groupe avec des valeurs partagées où chacun se reconnaît comme faisant partie d’une maison commune.

    C’est aussi à rendre visibles ces petits riens que la recherche de Jean-Paul Lanquetin : « L’impact de l’informel dans le travail infirmier en psychiatrie » s’est attachée. Il souligne d’ailleurs dans son article « Le tutorat d’intégration en psychiatrie » « Dans notre métier, la production de lien, social et thérapeutique, nécessite du temps passé avec le patient à expérimenter des modalités relationnelles, puisque cette construction porte en elle des possibilités même de compréhensions, de solutions ou d’accompagnements ».

    Chaque table ronde « Avant-hier et Hier » qui vous fera sûrement voyager dans l’histoire de la psychiatrie et de ses fondateurs et précurseurs de Roumieux à Robert Clémente, la remémoration est un temps important dans le parcours de la transmission.

    « Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où on vient » écrivait Anne-Marie Leyreloup (ancienne présidente et co-fondatrice de Serpsy) dans son article « Entre hier et aujourd’hui, le métier d’infirmier en psychiatrie » L’ISP a donc un devoir de mémoire car l’histoire de la psychiatrie, c’est aussi l’histoire du sujet. L’histoire nous fait « parcourir à rebours des chemins dont nous ne percevions pas la connaissance ; elle crée des potentiels inattendus ; elle dispose en découverte ce qui est notre héritage. » Hervé Bokobza (psychiatre et psychanalyste dans son article les enjeux de la transmission en psychiatrie) Pourtant il regrette qu’on  tende « à transformer une discipline d’excellence, à savoir « extraordinaire », avec sa transmission nécessairement diversifiée et complexifiée, en une discipline ordinaire, comme les autres disciplines médicales, avec son redoutable corollaire, la transmission de savoirs jetables, c’est-à-dire la fabrication de soignants techniciens au service de l’idéologie ambiante »

    Le psychiatre Georges Daumézon qui fit sa thèse en 1936 sur les infirmiers psychiatriques, écrit que « La genèse des pratiques de soins en santé mentale repose sur une antériorité des savoirs issus de l’activité de l’infirmier sur le savoir savant des aliénistes ».

    Les tables rondes « Aujourd’hui et demain » en donnant la parole à des auteurs d’aujourd’hui (Dominique Friard, Madeleine Esther, Marie-France et Raymond Négrel en passant par Ahmed Benaïche, Virginie de Meulder et Christophe Malinowski vont donner la possibilité à ceux qui après avoir revisité le désaliénisme, la psychothérapie institutionnelle, la sectorisation auront à cœur de décoder ce qui se passe dans leur présent et d’ imaginer  un nouveau demain de la psychiatrie, voire à construire les prémisses de l’an I de la psychiatrie comme l’a nommé Dominique FRIARD (un des autres co-fondateur et vice-président  de Serpsy) dans la conclusion de cette journée

    Si, « toutes les folies ne sont que des messages », (J.M.Jadin Psychiatre, Psychanalyste) , merci à tous les comédiens présents à cette journée d’être les porteurs de ces messages, les interprètes  mais aussi les provocateurs, les empêcheurs de penser en rond , les fossoyeurs de la protocolisation abusive et de la réduction du soin psychique au symptôme et à la molécule. Merci d’être les conteurs des expériences collectives et des parcours singuliers

    Merci d’avance à Frank qui nous permettra par ses images de témoigner et de nous souvenir...

    Je conclurai par une autre citation de Bokozba : « La technique peut produire une culture de gratification immédiate, vecteur essentiel de l’apparition du DSM, voire du culte de la DMS (durée moyenne de séjour) où, hélas, bon nombre de psychiatres se sont engouffrés, aveuglés par l’idéologie ambiante : vite fait bien fait, plus c’est court mieux c’est, le temps est compté, nous sommes efficaces, performants, pragmatiques, transparents. Preuve que la folie continue à faire peur aux psychiatres… Renoncer à interroger la complexité du fonctionnement psychique et les limites mêmes de cette interrogation nous renvoie à devenir, à notre insu voire de notre plein gré, des courroies de transmission d’un système qui, par tous les moyens, concourt à promouvoir le système binaire comme référent unique du fonctionnement humain ; le slogan martelé du bon usage des soins a un unique soubassement : la maîtrise, qu’elle soit comptable, ou psychique. »

    Jacqueline Fontaine, Mars 2022.

  • Suppression du diplôme d'ISP, trente ans apprès quelle transmission ?

    Programme de la  journée 

    8 h 30 Accueil des participants

    Mots de bienvenue : Thierry Acquier, Directeur du Centre Hospitalier Edouard Toulouse

    9 h : Introduction : André Péri, ISP, Responsable de l’Astronef, Edouard-Toulouse

    Cette journée est basée sur le principe de la lecture de textes écrits par des infirmiers qui travaillent en psychiatrie par les comédiens associés à l’Astronef. Il s’agit tout autant de les écouter, de les entendre et de rebondir pour nourrir nos réflexions d’aujourd’hui. Choisir des textes fut difficile. Nous avons fait le choix de proposer aux comédiens des textes qu’ils auraient plaisir à lire, des textes à se mettre en bouche et à partager de vive voix, des textes à incarner. Bien d’autres textes auraient pu être choisis tant est grande la richesse de la littérature infirmière en psychiatrie.

    9 h 15 Avant-hier- Naissance d’une profession

    • Témoignage de Marius Bonnet, dans la revue Esprit (1953). Infirmier à Saint-Alban, il fut avec son compère Louis Gauzy, le premier infirmier à intervenir à un congrès de psychothérapie. C’était à Barcelone en 1958. Leur intervention portait sur le Rorschach. A lire : La fête votive de 1957 à l’hôpital psychiatrique de Saint-Alban [1] Marius Bonnet, Louis Gauzy, Roger Gentis, Vie Sociale et Traitement, n° 142, pp. 113-117. « Ce texte décrit, du point de vue de trois professionnels, la manière dont étaient organisées les fêtes à l’hôpital de Saint-Alban dans les années 1950. À travers l’exemple de la fête votive, il expose le déroulement des différents temps et leur préparation. Il montre aussi l’objectif de ces fêtes : créer une ambiance spécifique et engager les malades dans une activité sociale extraordinaire, facteur de mouvement. »

    • Déclaration des infirmiers de l’Aerlip au congrès d’Auxerre (1974). Pendant deux ans, les infirmiers psychiatriques de toute la France travaillent en liaison avec les psychiatres responsables du 72ème Congrès de Psychiatrie et Neurologie de langue française qui doit se dérouler à Auxerre en septembre 1974. Ils rédigent un rapport sur le rôle et la formation du personnel (sic) psychiatrique mais ne sont pas autorisés à participer à la discussion qui doit se dérouler entre psychiatres. Près de 400 d’entre eux font irruption au Congrès. La profession naît véritablement ce jour-là. On retrouve les noms de Jean-Pierre Vérot, Hubert Bieser, André Roumieux et de bien d’autres, aujourd’hui oubliés. Des infirmiers psychiatriques prennent la parole (serpsy1.com)

    • Premières visites à domicile, André Roumieux, extrait de « La tisane et la camisole » (1981). André Roumieux (1932-2020) a été infirmier psychiatrique à l'Hôpital psychiatrique de Ville-Évrard pendant trente-six ans. Il était surtout connu pour avoir publié, en 1974, « Je travaille à l’asile d’aliénés »4 , une description vivante et fouillée du soin et du travail infirmier en psychiatrie à Ville-Evrard, dans les années 50-70. Le premier « best-seller » écrit par un infirmier psychiatrique. Il avait poursuivi avec « La tisane et la camisole » en 19815. Il y racontait les premières visites à domicile des années 70 et faisait retour à son village pour y montrer comme on pouvait y être accueillant avec les « fous ».  Savoir qui lui a beaucoup servi dans sa pratique d’infirmier puis de cadre.

    Discutants : Benjamin Villeneuve, IDE, Formateur, Chercheur associé au laboratoire IHM (Institut des Humanités en Médecine) actuellement en thèse de doctorat auprès de Prof. Marie-Claude Thifault de l'Université d'Ottawa et de Aude Fauvel à l'IHM, vient de recevoir le Prix Marion McGee de l'Université d'Ottawa pour "le savoir exceptionnel et l’application de concepts théoriques innovateurs dans la pratique et la recherche», Dominique Friard, ISP, Formateur, épistémologue, il vient de publier un nouvel ouvrage : « Raisonnement clinique en psychiatrie », chez Seli Arslan.

    Il ne s’agit pas ici de simplement rendre hommage à des combats, à des ancêtres mais de se demander aussi comment naît (et meurt) une profession, comment elle manifeste son utilité sociale, comment elle occupe son propre espace. Cette question vaut aussi pour nos collègues spécialistes cliniques et IPA.  

    Echanges avec la salle

    10 h 45 Pause

    11 h Hier

    • « Le tout, c’est de s’inviter ! », Robert Clémente, extrait de « Rhapsodie en psy bémol », 2016. Robert Clémente, aujourd’hui retraité mais toujours actif, raconte dans son ouvrage son temps de formation à l’APHM, ses rencontres et ses petites inventions. Les élèves infirmiers apprenaient alors leur métier en immersion, sur le tas, avant de débuter les cours. « Nous étions tous désolés : « Tu sais bien que ce sont des voix Georges, les médicaments vont les combattre ! C’est pour ton bien, tu sais bien que le traitement est important … » […] Le besoin de parler en réunion de cet incident était unanime. Nous étions bouleversés. »  

    • « Bienvenue à l’hôpital psychiatrique ! », Philippe Clément, extrait de Bienvenue à l’hôpital psychiatrique ! », 2007. Infirmier en psychiatrie, diplômé en anthropologie et ancien membre d’Advocacy-France, Philippe Clément a partagé ses expériences professionnelles entre sa pratique d’infirmier et l’enseignement en anthropologie. Ces deux approches cohabitent dans les deux ouvrages qu’il a publié : « J’ai longuement tourné et retourné dans mon esprit cette question du soin en psychiatrie ; parce que je voulais identifier l’objet, le circonscrire, afin sans doute de le traduire en un ensemble de pratiques cohérentes et rationnelles le rendant plus aisément observable. En vain. Quand tout est censé être, en soi, thérapeutique, le risque est que plus rien ne le soit vraiment. De même que la loi, dans l’institution psychiatrique, est un concept fluide, le soin est un concept aux contours incertains. »

    • « Al Wârith, la chercheuse d’âme et le bâton magique », Marie Rajablat, extrait de « Mille et un soins infirmiers en psychiatrie », 2019. Co-fondatrice de l’association Serpsy, « Marie Rajablat est écrivain et infirmière de secteur psychiatrique à Toulouse. Citoyenne du monde, curieuse des gens et de leurs us et coutumes, elle aurait pu être navigatrice, éthologue, cinéaste, historienne, couturière, conteuse... Au lieu de cela, elle a été infirmière de secteur psychiatrique, clinicienne, chercheuse et enseignante. Elle a exercé son métier dans toutes sortes de lieux, des plus classiques aux plus baroques, en France et à l'étranger, de la façon la plus fantaisiste et la plus sérieuse. Pour SOS Méditerranée, elle a écrit « Les naufragés de l’enfer », un livre de témoignages recueillis à bord de l’Aquarius. »

    Discutants : Olivier Esnault, ISP, Edouard-Toulouse, Pascal Levy, Educateur Spécialisé, Valvert, Robert Clémente.

    Les trois auteurs choisis ont en commun d’être tous infirmiers en 1992, au moment où le diplôme d’ISP est supprimé. Aucun des trois ne s’est arrêté, chacun a sa façon a combattu pour un soin de la meilleure qualité possible, avec ses ressources en créativité, son engagement, à l’hôpital psychiatrique et en dehors. L’un a milité avec Advocacy-France, un autre est proche de la Ligue des Droits de l’Homme où il a participé récemment à un débat sur le thème psychiatrie et droits de l’homme, une autre enfin milite pour l’humanitaire, en Palestine et à Toulouse. Le discutants évoqueront non seulement la lutte des ISP contre la suppression de leur diplôme mais aussi l’engagement des soignants dans la vie sociale.

    Echanges avec la salle

    12 h 30 Repas

    13 h 45 Aujourd’hui. « On n’est pas sorti de l’auberge »

    • « Besoin d’hommes », Dominique Friard, 1998. Infirmier de secteur psychiatrique, Dominique Friard, est superviseur d’équipes dans le Sud de la France, rédacteur-en-chef adjoint de la revue Santé Mentale depuis 2001. Il est, en France, le premier soignant à avoir publié sur la chambre d’isolement et ainsi contribué à briser le tabou qu’elle représentait.

    • « Hier j’ai donné ma démission ! », Madeleine Esther, extrait de « J’ai retrouvé mon grand-père à l’hôpital psychiatrique », 2016. Infirmière, comédienne et metteure en scène, Madeleine Esther a longtemps mené ses deux carrières de front, avec bonheur (lorsqu’elle travaillait à l’ASM XIII, à la policlinique). Elle a aussi exercé dans des lieux où sévissait la violence institutionnelle (dans le Loiret et dans le sud de la France). Sa pièce de théâtre évoque la dégradation des conditions de soins, la montée en puissance des pratiques de cotation des actes et sa démission retentissante d’un lieu où le soin n’était plus la priorité.

    • « Monsieur Behti », Marie-France et Raymond Negrel, extrait de « Résistance et travail de rue », 2019. Raymond et Marie-France Negrel, tous deux retraités ont exercé au CHET. Aujourd’hui, ils se sont investis avec Médecins du Monde, auprès des Sans Domicile Fixe marseillais. La rencontre avec M. Behti rassemble les deux vies de Marie-France, une belle rencontre dans la durée racontée dans le cadre d’un ouvrage collectif où les différentes voix d’un collectif s’harmonisent.

    Discutants : André Péri, ISP, Edouard-Toulouse, Hervé Karagulian, IDE, Edouard-Toulouse

    La psychiatrie, ses modes de réflexion, les soins qu’elle met en place, le lien entre les différents professionnels, les collectifs, les moyens qu’elle déploie ont bien changé. La pandémie multipliée par les suppressions de lit a aggravé encore le diagnostic posé sur l’organisation des soins. Tout est-il, pour cela, à jeter dans ces évolutions contemporaines ? Comment penser ces (in)évolutions ?

    Echanges avec la salle

    15 h 15 Pause

    15 H30 : Demain

    • « Les petits bonheurs du soin », Virginie de Meulder, 2021. IDE Virginie a fait des études de littérature avant de devenir infirmière. Ses textes sont truffés de références. Elle publie depuis plus de quinze ans ces petits bonheurs du soin, petits moments de grâce. Belles rencontres avec des enfants, des adolescents qu’elle nous invite à voir autrement.

    • « Au Cmp en temps de Covid », Ahmed Benaïche, 2020. IDE à Valencienne, Ahmed a fait la formation de spécialiste clinique proposée par ISIS puis un master clinique à l’université de St Quentin en Yveline (Ste-Anne) fondée par Philippe Svandra et Mireille Saint—Etienne. Il a publié sur le site de la Revue Santé Mentale, le pas à pas et le au jour le jour des soins pendant le confinement.

    • « Germaine », Christophe Malinowski, 2020. IDE à Toulouse, Christophe écrit des chroniques où il met en scène Germaine, une ISP, qui amène son savoir y faire aux soignants plus jeunes qui travaillent avec elle. Un bel hommage aux ISP et un regard au scalpel sur les situations de soin que l’équipe doit affronter.

    Discutants : Dominique Testard, directeur des Services Financiers CHET, Eric Ihuel, IPA, Montfavet (84), Ahmed Benaïche, Infirmier Spécialiste clinique, Valencienne (59).

    De quoi le demain de la psychiatrie sera-t-il fait ? Les ISP sont voués à disparaître, qui les remplacera ? Les spécialistes cliniques, les IPA, des IDE qui s’appuieront sur des D.U. ou un master à créer ? Personne, la psychiatrie n’étant plus qu’une branche de la neurologie ?

    Echanges avec la salle

    Conclusion : L’an 01 de la psychiatrie, Dominique Friard

    Nous sommes dos au mur, condamnés à nous plaindre perpétuellement jusqu’à devenir inaudibles. Devenons des braconniers, proclamons l’an 01 de la psychiatrie : « On arrête tout, on réfléchit et ce n’est pas triste » comme le mettait en œuvre le dessinateur Gébé dans Charlie Hebdo au cours des années 70.

    L'An 01 (bande dessinée) — Wikipédia (wikipedia.org)

    17 h : Fin de la journée

  • l'Asile est en chacun de nous

    L'Asile est en chacun de nous !

    Roger Gentis, un de ces psychiatres, qui se sont élevés contre l'enfermement asilaire et une pratique psychiatrique aussi pauvre que répressive, un de ces psychiatres qui pensait, comme Oury que les infirmiers n'étaient pas plus cons que les psychiatres ou les psychologues, Roger Gentis donc écrivait ces lignes en 1973. Au moment de célébrer les 30 ans de la suppression du diplôme d'ISP, à une époque où les contentions fleurissent (par exemple au Centre de Santé Mentale de Lens) comment ne pas y penser ? 

    " Depuis trente ans, tout changement a été conquis de haute lutte, toute évolution a été l'oeuvre d'une minorité agissante, se battant pied à pied contre la coalition de tous les gens installés, qu'il s'agisse de nantis, de fonctionnaires ou de malades chroniques, -et de tous les gens raisonnables, de tous les prudents, de tous les zombis, de tous ceux qui prennent leur trouille pour la plus haute expression de la sagesse.

    Depuis trente ans, toute conquête est restée précaire. Il suffit d'un changement de médecin, en six mois dix ans de travail sont effacés, en six mois la répression s'est abattue, les infirmiers qui s'étaient mouillés serrent les dents et font le poing dans leur poche, l'Asile renaît toujours triomphant de ses cendres. Les plus lucides (infirmiers et médecins) savent bien qu'on se remet aisément à attacher les malades, qu'il faut se surveiller sans cesse pour ne pas recréer l'Asile.

    L'Asile est en chacun de nous. Comme le racisme. Toujours en sommeil jamais mort. Toujours prêt à retrouver toute sa virulence". 

    Roger Gentis (1928-2019), " La psychiatrie doit être faite/défaite par tous"

    Editions Maspéro, Paris, 1973.

     

     

     

     

  • Comment le masque modifie-t-il la communication avec le patient ?

    Comment le masque modifie-t-il la communication avec le patient ?

     

    Laurette Mira, cadre de santé, a publié dans le numéro 98 de la revue "Soins Aide-soignante" (Janvier-Février 2020) un article intitulé : "Au-dessus du masque, des yeux qui parlent". Elle y écrit que la Covid 19, par l'obligation du port du masque et l'importance des gestes barrière, a modifié le relation soignant-soigné, surtout chez les personnes les plus sensibles aux mimiques. Les soignants ont dû alors moduler leur voix et appuyer leur regard pour faciiliter la communication. 

    Elle commence par brosser rapidement l'histoire du masque en médecine (de la peste noire aux travaux de Johann von Mikulicz-Radecki et Carl Flügge). Elle décrit ensuite les bouleversements occasionnnés par la Covid 19. "Les soignants peuvent se trouver en difficulté selon le contexte de la relation, l’organisation et les conditions de travail. Ils prennent en charge un plus grand nombre de patients, multipliant les soins, trop souvent au détriment de leur disponibilité auprès des patients. Les conditions de travail, les gestes barrière, le port du masque, la distanciation altèrent la communication verbale et non verbale entre soignant et soigné. De plus, cela génère de l’insatisfaction, de l’incohérence, et peut conduire à de l’agressivité." Nombre d'entre se retrouveront dans ces propos. 

    Quarante-trois  muscles contribuent à 10 000 expressions dont 3000 porteuses de sens. La relation soignant-soigné étant une relation à visage découvert, le port du masque modifie nécessairement l'expression, la compréhension des mimiques et du soignant et du patient. Les risques d'incompréhension sont grands. " Le masque prive les soignants du contact direct, il modifie leur façon de partager ce qu’ils ont à dire. Ils sont contraints de répéter à plusieurs reprises, de hausser la voix, d’utiliser plus de mots pour remplacer ce que le visage exprimait de lui-même." Comment s'en débrouiller ? 

    Laurette Mira ouvre quelques portes : " Les codes de communication sont à réinventer, les valeurs soignantes ont été remises en cause. Le contact par le toucher, sans être totalement absent, doit être le moins fréquent possible et intégralement tourné vers le soin. Les yeux des soignants sont plus expressifs et, surtout, mis en valeur par le port du masque. Ce regard doit accompagner la parole, car le soigné ne comprend pas toujours ce qui est dit. En effet, la voix est feutrée et, souvent, selon l’intonation et la diction, certains sons sont escamotés. La personne soignée regarde le soignant et l’expression de ses yeux, qui transmet ce qui n’est pas compréhensible."

    Et vous, comment vous en êtes-vous accomodés ? Avez-vous eu recours à quelqu'astuce ou ruse de métier ? 

    Pas de grande théorie mais juste de petites choses, du trois fois rien qui permet de s'adapter aux situations. Le soin c'est ça ... aussi. 

     

    Un grand Merci à Christine Paillard pour m'avoir signalé cet intéressant texte que je n'ai fait que synthétiser.

     

    Dominique Friard

     

     

     

  • Trente ans après la suppression du diplôme d’ISP, quel passage de témoin ?

    Trente ans après la suppression du diplôme d’ISP, quel passage de témoin ?

     

    Argumentaire

    Les uns après les autres, en PACA comme ailleurs, les infirmiers de secteur psychiatrique (ISP) partent à la retraite. Ils ont contribué au déploiement du soin vers la cité, ouvert les premières structures de soins ambulatoires (CMP, Hôpitaux de jour, CATTP, Appartements thérapeutiques, Centres d’Accueil et de Crise, Clubs Thérapeutiques, etc.), arpenté les rues de nos villes où ils accompagnaient les détresses sociales et psychologiques, ils ont animé des activités de médiation, se sont également mobilisés dans le temps plein hospitalier pour la régulation de l’agressivité et de la violence, reléguant souvent la camisole et autres contentions au musée des vieilleries psychiatriques, certains d’entre eux ont théorisé leur pratique. Trente ans après la suppression de leur diplôme et des études qui le validaient, que reste-t-il de ces avancées ? Qu’est devenue la psychiatrie ?

    Le temps du bilan est arrivé. Entre savoir-faire, savoir être et « savoir y faire (avec la folie) », de quelle nature sont les connaissances qu’ils ont apporté à la discipline psychiatrique ? Sont-elles menacées de disparition ? Comment assurer leur transmission alors que ceux qui les ont forgées quittent les soins ? Qu’en-est-il aujourd’hui de la formation au soin en psychiatrie ? Qui la porte ? Les rares formations d’infirmiers cliniciens ? Les I.P.A ?

    Nous vous proposons de brasser toutes ces questions lors de notre colloque du 21 mars 2022 qui se déroulera à l’Astronef au C.H. Edouard-Toulouse, à Marseille. Ni réunion d’anciens combattants, ni commémoration d’une mort annoncée mais passage de témoin, cette journée se veut résolument tournée vers l’avenir. Quel avenir pour le soin en psychiatrie ? Quelle formation ? Quels professionnels ?

    Divisée en quatre temps : avant-hier, hier, aujourd’hui et demain, cette journée nous donnera l’occasion de voir grandir une profession, de partager ses combats, ses échecs et ses réussites et nous permettra d’évaluer ce qu’elle laisse en héritage à ses successeurs. Des textes écrits par des infirmiers seront lus par les comédiens associés à l’Astronef. Cette littérature dédiée aux soins nourrira nos propos et nos réflexions.

    Association Serpsy et l’Astronef

     

    Programme

    8 h 30 Accueil des participants

    Mots de bienvenue :

    9 h : Introduction : André Péri, ISP, directeur de l’Astronef, Edouard-Toulouse

    9 h 15 Avant-hier

    Témoignage de Marius Bonnet, dans la revue Esprit (1953)

    Déclaration des infirmiers de l’Aerlip au congrès d’Auxerre (1974)

    Premières visites à domicile, André Roumieux, extrait de « La tisane et la camisole » (1981)

    Discutants : Benjamin Villeneuve, IDE, Formateur, Chercheur associé au laboratoire IHM (Institut des Humanités en Médecine), Dominique Friard, ISP, Formateur, épistémologue.

    Echanges avec la salle

    10 h 45 Pause

    11 h Hier

    « Le tout, c’est de s’inviter ! », Robert Clemente, extrait de « Rhapsodie en psy bémol », 2016.

    « Bienvenue à l’hôpital psychiatrique ! », Philippe Clément, extrait de Bienvenue à l’hôpital psychiatrique ! », 2007

    « Al Wârith, la chercheuse d’âme et le bâton magique », Marie Rajablat, extrait de « Mille et un soins infirmiers en psychiatrie », 2019.

    Discutants : Olivier Esnault, ISP, Edouard-Toulouse, Pascal Levy, Educateur Spécialisé, Valvert.

    Echanges avec la salle

    12 h 30 Repas

    13 h 45 Aujourd’hui

    « Besoin d’hommes », Dominique Friard, 1998

    « Hier j’ai donné ma démission ! », Madeleine Esther, extrait de « J’ai retrouvé mon grand-père à l’hôpital psychiatrique », 2016.

    « Monsieur Behti », Marie-France et Raymond Negrel, extrait de « Résistance et travail de rue », 2019

    Discutants : André Péri, ISP, Edouard-Toulouse, Hervé Karagulian, IDE, Edouard-Toulouse

    Echanges avec la salle

    15 h 15 Pause

    15 H30 : Demain

    « Les petits bonheurs du soin », Virginie de Meulder, 2021.

    « Au Cmp en temps de Covid », Ahmed Benaïche, 2020.

    « Germaine », Christophe Malinowski, 2020.

    Discutants : Dominique Testard, directeur adjoint, Edouard-Toulouse, Eric Ihuel, IPA, Montfavet (84), Ahmed Benaïche, Infirmier Spécialiste clinique, Valencienne (59).

    Echanges avec la salle

    Conclusion : L’an 01 de la psychiatrie, Dominique Friard

    17 h : Fin de la journée

    Les textes seront lus par les comédiens et conteurs attachés à l’Astronef.

     

    Le colloque, organisé par l’association Serpsy (Soins Etudes et Recherches en Psychiatrie) et l’équipe de l’Astronef, se déroulera à l’Astronef, au Centre Hospitalier Edouard-Toulouse, à Marseille (13).

    Les frais d’inscription au colloque sont les suivants :

    • Prix  : 100 euros

    Ces frais d’inscription comprennent la participation à la journée et le repas de midi.

    Inscription en ligne sur : serpsypaca@gmail.com

    Par le biais de votre service de formation continue. Vous devez suivre la procédure de votre établissement pour toute demande de colloque dans le cadre de la formation continue.

    Le référentiel national qualité Qualiopi oblige désormais chaque stagiaire inscrit à la formation à se soumettre à des procédures de positionnement et d’évaluation des acquis avant et après la formation

    Ces différents documents vous seront envoyés par messagerie avec votre convocation, lors de votre inscription. A charge pour vous, de les remplir et de nous les renvoyer. 

    Accessibilité

    Les Colloques Serpsy sont accessibles PMR et RQTH

    Contactez si besoin notre référente handicap : Madeleine Jimena Friard, 06 14 65 39 99, madeleine_esther@yahoo.fr

    Formation continue n° 76341112134 (ne vaut pas agrément de l'Etat)
    Datadock n°    43191078500010

    L’association Serpsy est certifiée Qualiopi 2101241.1

     

  • Soutien aux collègues psychologues

    Serpsy soutient la lutte de nos collègues psychologues

     

    COMMUNIQUÉ

    Convergence des Psychologues en Lutte (février 2022)

    Nous, membres des associations, collectifs, collèges, inter-collèges, syndicats signataires de ce communiqué, nous sommes réunis le samedi 29 janvier 2022 à Paris à la Mairie de Montreuil pour combattre les réformes délétères du Ministère de la Santé conduisant à une disqualification de notre profession de psychologue et à une dévalorisation sociale des praticiens qui l’exercent.

    Plus de 7000 collègues en présentiel, Zoom ou YouTube, en direct ou en replay (à l’heure de cette publication), ont participé à cette journée nourrie par une soixantaine de contributions.

    À l’unanimité les participants ont déploré les dernières mesures gouvernementales qui installent des dispositifs de contrôle des actes professionnels, lesquels témoignent de l’ignorance totale de nos métiers, en vident le sens et la substance, livrent les patients et leurs familles à une prise en charge uberisée et maltraitante. Ces coups de force successifs qui opèrent par des rapports et des recommandations diverses et variées détruisent l’éthique et la pratique de nos métiers, bafouent la dignité des praticiens qui les exercent concrètement, ne sont plus acceptables.

    Il en est ainsi du dispositif de remboursement de soins psychologiques standardisés et taylorisés, limités de manière arbitraire et absurde à huit séances payées à des tarifs inadaptés. Ce dispositif démagogique n’a été construit et imposé qu’à des fins électoralistes. Alors qu’il eut suffi d’augmenter le nombre de postes de psychologues dans le service public, comme dans le secteur privé qui participe aux missions de santé publique (et avec un salaire digne et non pas misérable !), l’État compte asphyxier les psychologues libéraux comme il a asphyxié le service public.

    Nous avons décidé de créer une Convergence des organisations de psychologues praticiens véritablement représentative de la profession, plurielle dans ses références et ses pratiques, pour permettre de fédérer notre profession, de refuser son massacre mis en œuvre actuellement par des logiques purement comptables et technocratiques, aveugles et ignorantes des soins psychiques dont la récente pandémie a révélé au grand jour l’urgence. La casse de notre profession rejoint la destruction de bien d’autres métiers, notamment dans les services publics. Et notre Convergence est solidaire de l’ensemble des mouvements, dans le champ de la psychiatrie comme de l’hôpital en général, du médico-social, de la justice, de l’éducation et autres encore, qui luttent pour sauvegarder une approche humaine et éthique des pratiques sociales.

    *** Nous demandons l’arrêt de la casse des institutions de soin, dans le secteur hospitalier comme dans le secteur médico-social, l’arrêt de la fermeture des services de psychiatrie dans la fonction publique hospitalière, l’embauche pérenne de soignants et notamment de psychologues dans ces établissements, à hauteur des besoins de la population.

    Nous demandons fermement l’arrêt immédiat de la mise en place du dispositif « Mon Psy Santé », le retrait des divers décrets et arrêtés relatifs aux plateformes qui font violence aux soignants comme aux patients.

    Nous appelons l’ensemble des psychologues à boycotter ces dispositifs inadaptés et méprisants, afin qu’ils soient retirés, et que le Gouvernement engage ensuite une réelle réflexion avec les organisations réunies dans cette Convergence pour envisager des modalités de prise en compte de la souffrance psychique qui soient respectueuses des psychologues et des patients qui les consultent.

    Nous appelons toutes les organisations de psychologues praticiens (associations, collèges, inter-collèges, collectifs, syndicats…), de toutes orientations ou spécialités, mais aussi toutes les organisations d’enseignants-chercheurs et d’étudiants en psychologie, à rejoindre cette Convergence pour défendre notre profession de psychologue.

    Appel des appels - Association Française de Thérapie Comportementale et Cognitive - Association Lire Dolto Aujourd’hui - Association des psychologues freudiens - Collectif des 39 - Collectif National Inter-Collèges des psychologues hospitaliers - Collectif des Psychologues Ariégeois - Collectif Psychologues Citoyens - Collectif des Psychologues du 49 - Collège des Psychologues de l’Arisse - CoPsy-GO ! - Espace analytique - École de la Cause freudienne (Soutien à la Convergence des psychologues) - Inter-collèges IDF - Inter-collèges Nord-Pas-DeCalais - Inter-collèges PACA - Inter-collèges des psychologues Languedoc-Roussillon - Les Signataires Collectif POP - M3P - Manifeste des Psychologues cliniciens et des Psychologues Psychothérapeutes - Syndicat National des Psychologues - Séminaire Inter-Universitaire Européen d’Enseignement et de Recherche en Psychopathologie et Psychanalyse - Unsa-Santé, Serpsy. 

    Communiqué Convergence.pdf